Explorer le pouvoir du souffle pour guérir en profondeur
Comprendre le breathwork : une approche puissante et complète
Le breathwork, ou travail respiratoire, est une pratique introspective de plus en plus reconnue dans les milieux du mieux-être, de la thérapie somatique et de la santé mentale. Par sa capacité à transformer les états physiques, émotionnels et psychiques, il devient un outil central pour libérer les traumas.
Qu’est-ce que le breathwork?
Le breathwork regroupe un ensemble de techniques de respiration consciente visant à soutenir le mieux-être global. En modifiant intentionnellement notre façon de respirer, nous pouvons influencer notre physiologie, apaiser nos émotions et ouvrir un espace de clarté intérieure. Selon les intentions, il peut amener à la détente, à la libération émotionnelle ou à une transformation en profondeur.
Il ne s’agit pas d’une méthode unique : différents types de breathwork existent, chacun avec une fréquence particulière et des bienfaits spécifiques.
Une sagesse ancienne, une pratique contemporaine
Les racines du breathwork plongent dans les traditions anciennes : le prāṇāyāma en Inde, les pratiques taoïstes en Chine, ou encore les rituels chamaniques autochtones. Toutes reconnaissaient déjà le souffle comme véhicule de l’énergie vitale, le prāṇa, le qi, ou le souffle de vie. Aujourd’hui, ces enseignements sont revisités à la lumière des découvertes scientifiques, offrant une approche à la fois ancestrale et moderne.
Quels types de breathwork soutiennent la libération des traumas?
Parmi les approches les plus utilisées pour soutenir la libération émotionnelle, on retrouve :
- Le Breathwork transformationnel
- Le Rebirthing
- Le breathwork holotropique
- Le Prāṇāyāma (yogique)
- La méthode Wim Hof
Chaque méthode peut agir à différents niveaux : physique, émotionnel, énergétique. Elles offrent toutes un chemin unique vers la régulation, la libération et la reconnexion à soi.
Le lien entre trauma et souffle : ce que la science commence à comprendre
Comment le trauma impacte le corps
Un événement traumatique ne disparaît pas avec le temps, il laisse des empreintes profondes dans le système nerveux. Hypervigilance, dissociation, fatigue chronique, anxiété… Ces manifestations sont souvent des réponses figées du corps qui n’a pas pu achever son cycle de survie.
Le trauma perturbe l’équilibre naturel du corps. Il peut nous couper de nos ressentis, de notre vitalité, de notre capacité à nous sentir en sécurité. C’est ici que le breathwork entre en jeu : en régulant le souffle, nous pouvons réapprendre à calmer le système nerveux, à restaurer la sécurité intérieure et à laisser circuler ce qui a été figé.
Ce que dit la recherche scientifique
Des études en neurosciences démontrent que certaines respirations déclenchent une réponse de relaxation (activation du système parasympathique), réduisant l’effet du stress chronique. En influençant directement le nerf vague, le breathwork contribue à rétablir un équilibre dans le système nerveux autonome, une étape essentielle pour sortir du mode “survie” dans lequel le trauma nous enferme.
Quels sont les bienfaits concrets du breathwork pour la libération du trauma?
1. Corps émotionnel — Libérer les mémoires figées
Le breathwork crée un espace sécuritaire pour ressentir, exprimer et relâcher les émotions enfouies ou bloquées. Il permet au corps émotionnel de retrouver sa fluidité naturelle. Avec le temps, on apprend à accueillir la tristesse, la peur, la colère ou la joie sans se laisser submerger. C’est une voie d’ouverture, de résilience et d’apaisement.
2. Corps physique — Détendre, oxygéner, revitaliser
En agissant sur la respiration, le breathwork calme le système nerveux autonome, détend les muscles, améliore la circulation sanguine et l’oxygénation cellulaire. Il soutient le sommeil, la digestion, l’immunité, et ramène une vitalité stable et fluide. Le corps peut à nouveau se sentir en sécurité, en mouvement, en vie.
3. Corps mental — Apaiser l’esprit, clarifier les pensées
Le souffle aide à sortir des pensées envahissantes ou du contrôle mental excessif. Il favorise la concentration, la présence et la clarté. À travers le breathwork, on cultive un état d’observation plutôt que de réaction, et on défait peu à peu les schémas mentaux issus du trauma ou de la survie.
4. Corps énergétique — Restaurer l’harmonie du système subtil
Chaque respiration influence notre champ énergétique. Le breathwork remet en mouvement ce qui stagnait, relance la circulation de l’énergie vitale, et peut dissoudre des blocages invisibles. C’est souvent sur ce plan qu’on ressent un élargissement de conscience, une reconnexion à soi, ou une ouverture vers quelque chose de plus grand.
5. Bienfaits somatiques et sensoriels
Le breathwork rétablit un lien profond avec le corps. Il permet d’habiter ses sensations, d’écouter les signaux subtils et de faire confiance à l’intelligence corporelle. C’est un chemin de réparation du lien corps-esprit souvent fragmenté par le trauma. Cette réintégration somatique favorise une sensation de sécurité intérieure, de présence incarnée et d’autonomie émotionnelle.
Le souffle comme messager du corps : une invitation à écouter ce qui veut se libérer
Dans mon accompagnement, je ne vois pas le souffle comme une simple technique. C’est une intelligence vivante. Un langage du corps. Une voie d’accès directe à ce que les mots n’arrivent pas toujours à dire.
Lorsque nous respirons consciemment, nous n’ajustons pas seulement notre rythme intérieur, nous ouvrons un espace pour que le corps révèle ce qu’il retient. Des tensions, des émotions enfouies, des mémoires parfois anciennes ou transgénérationnelles peuvent alors émerger doucement à la surface. Non pas pour être analysées, mais pour être senties, traversées, relâchées.
C’est pourquoi je privilégie une approche somatique et sécurisante, où chaque séance de breathwork est une expérience complète, respectueuse du rythme du corps. Avant d’aller vers le souffle plus actif, nous prenons le temps d’écouter, de sentir, d’ouvrir les portes du système nerveux avec douceur, par le mouvement, la visualisation ou la méditation. Puis, après la traversée, vient toujours un temps d’intégration, d’écriture ou de partage, pour que ce qui a été vécu puisse s’ancrer profondément.
Comment pratiquer le breathwork pour libérer les traumas en toute sécurité?
Créer un espace sécurisant
Avant de commencer, choisis un lieu calme, confortable et intime. Prévois des vêtements souples, de l’eau, et installe-toi allongée ou assise. Pose une intention claire : détente, clarté, libération…
Il peut être sage de commencer avec un·e guide formé·e, surtout si des émotions fortes émergent.
Techniques douces recommandées pour débuter
- Respiration en carré (Box breathing) : inspire 4s, retiens 4s, expire 4s, retiens 4s.
- Respiration 4-7-8 : inspire 4s, retiens 7s, expire lentement sur 8s.
- Respiration alternée : bouche une narine à la fois pour équilibrer les hémisphères du cerveau.
Ces pratiques activent le système parasympathique, favorisant l’apaisement.
Précautions
Certaines pratiques plus intenses peuvent provoquer des étourdissements ou des émotions puissantes. Évite-les si tu souffres de troubles cardiaques, respiratoires ou psychiatriques sans accompagnement. Ne force jamais. Écoute ton corps. Reviens toujours à une respiration naturelle si nécessaire.
Et les professionnel·les, qu’en disent-ils?
De plus en plus de thérapeutes reconnaissent le potentiel du breathwork pour accompagner les traumas. Intégré à des approches comme l’EMDR ou la thérapie cognitive, il agit comme ancrage somatique, renforçant les effets de la parole.
Comme souvent partager chez les psychologues:
« Le breathwork est un outil expérientiel puissant qui complète la thérapie. Il permet au corps d’intégrer ce que les mots ne peuvent pas toujours exprimer. »
Questions fréquentes
Est-ce que le breathwork peut vraiment libérer le trauma?
Oui. En régulant le système nerveux, en favorisant la conscience de soi et l’expression émotionnelle, il crée les conditions pour relâcher les mémoires corporelles enfouies.
Quelle durée pour ressentir les bienfaits?
Quelques minutes par jour suffisent pour activer les bienfaits du souffle. Une pratique courte, inspirée du Prāṇāyāma, peut être intégrée facilement au quotidien pour soutenir la régulation du système nerveux, la clarté mentale et l’ancrage.
Mais pour une transformation plus profonde, je guide des pratiques longues (entre 30 minutes et 2 heures), où le souffle est précédé d’une activation somatique, d’une visualisation ou d’une méditation douce, afin d’ouvrir le corps et le système nerveux à l’expérience. Ces espaces incluent aussi un temps d’intégration, parfois par l’écriture et ou le partage, pour permettre au vécu de se déposer en conscience. C’est dans ces espaces accompagnés que beaucoup de libérations se manifestent.
Quelle technique est la meilleure contre le stress?
La respiration 4-7-8 est simple et très efficace pour calmer le système nerveux.
Est-ce que le breathwork améliore le sommeil?
Oui. Il réduit les pensées en boucle, détend le corps et stimule la production de mélatonine.
En conclusion : Le souffle comme voie de libération
Le breathwork est une voie puissante, accessible et profondément transformatrice pour celles et ceux qui portent en silence les séquelles d’un trauma. Il reconnecte au corps, à l’instant présent, et à une sagesse oubliée.
Changer notre façon de respirer, c’est souvent le premier pas pour changer notre façon de vivre.
Et si ce n’était pas à comprendre, mais à ressentir?
Le trauma ne se libère pas en le comprenant. Il se libère quand on le rencontre là où il s’est logé : dans le corps.
Le souffle nous y ramène. Encore et encore. Non pour forcer, mais pour laisser faire. Pour déposer ce qui est trop lourd. Pour réapprendre à habiter notre intériorité avec plus de sécurité, de lenteur et de vérité.
C’est ce que je transmets à travers mes accompagnements : une transformation incarnée, vivante, accessible à toutes celles qui veulent enfin se sentir pleinement là, dans leur corps, dans leur vie.
Pour celles qui souhaitent aller plus loin dans la compréhension du souffle comme voie de guérison intégrale, je vous partage ici une lecture inspirée du modèle yogique des 5 koshas ou 5 corps de conscience.
Cette vision permet de ressentir à quel point la respiration consciente peut nous traverser à tous les niveaux de notre être :
- Corps physique (Annamaya kosha) : détente musculaire, oxygénation, apaisement du système nerveux
- Corps énergétique (Pranamaya kosha) : circulation du souffle vital, ouverture des canaux subtils
- Corps émotionnel et mental (Manomaya kosha) : libération émotionnelle, clarté mentale, régulation
- Corps de sagesse (Vijnanamaya kosha) : éveil de l’intuition, reconnaissance des schémas
- Corps de félicité (Anandamaya kosha) : sensation d’unité, de paix intérieure, d’expansion
MJ